Les meilleurs albums de la décennie 2000 (part. 3)

Voici la partie trois de notre chronique-fleuve. Cette fois-ci, on va s’arrêter un peu plus longuement sur seulement deux années, ceci pour des raisons de qualités de disques sortis entre 2007 et 2008. 2007 c’est Tony Parker qui sortait son album solo ou Fatal Bazooka qui cartonnait dans les charts, certes, mais (heureusement!) pas seulement! Et concernant 2008, disons simplement que certains des meilleurs albums de rap francophone y ont vu le jour. Analyse.

2007

10) Délinquant, LIM 

Plus grande surprise pour les majors et la musique française. Première place des charts en totale indépendance et dans l’anonymat le plus total, LIM – ou la voix qui représente le mieux le rap hardcore en France – choque autant qu’il surprend cette année-là. Des thèmes identiques à ceux qu’il revendiquait des années plus tôt avec Movez Lang ou chez 45 scientific, à savoir les drogues, la rue, la haine contre l’Etat français, en bref : tout ce qui représente les tendances rapologiques du moment en France. Plus que le message, on salue la totale indépendance qui réussit à se placer devant tous les rappeurs et mêmes tous chanteurs des différents genres de musique à cette période. Honorable. Et puis, le format aussi; double-CD et plusieurs bons morceaux évidemment. Car il ne faut pas oublier qu’on parle d’un mec qui sort des écoles Beat de Boul’ et Time Bomb et que techniquement, il n’a rien à prouver.

09) Open Bar, Leeroy

Leeroy (ou Leeroy Kesiah), membre de l’emblématique Saïan Supa Crew dont même le mec qui s’y connait le moins en rap connait le classique Angela, débarque en solo. Fidèle à sa ligne de conduite avec son crew déjà, à savoir bordélique et super éclectique, il n’empêche qu’il livre un très bon projet qui, s’il avait été connu du grand public, aurait déjà été source d’inspiration à ce rap-jeu devenu touche à tout et bourrés de nouveaux genres et sous-genres. Le mec rap, kick super bien, chante, varie dans ses (excellents) flows, s’essaie sur des prods improbables.. bref, on t’invite à découvrir ça juste là-dessous.

08) Tout c’que j’ai, Jeff le Nerf

C’est en signant chez IV MY PEOPLE que le Mc originaire de Grenoble s’est fait connaître. Reconnu par ses pairs comme étant un excellent rappeurs, JLN s’essaie pour la première fois en solo en 2007. Quelque part entre Sinik et Salif, on voit une fusion qui donne quelque chose de très fort! Si l’album souffrira hélas d’une certaine poisse (Kool Shen mettant la clé sous la porte de son label, sortie final chez AZ qui ne fera pas de promo et boycotté par Skyrock au dernier moment!) il n’en demeure pas moins un très bon album!

07) Place 54, Hocus Pocus

Quatrième projet du groupe, deux ans après le très bon 73 touches dont on vous parlait dans la chronique précédente. Ce qui est toujours très fort avec eux c’est cette manière d’harmoniser un mélange jazz et électronique, rap et acoustique. Dans la lignée du précédent projet, doux, poétique, agréable, incroyable.

06) Danse avec les loups, La Meute

Inconnu du grand public, ce groupe parisien est composé de quatre membres, à savoir G-Zon, Ronsha, K-lvin et DJ Kefran. Ils sortent en 2007 un super album dans une ambiance 100% hip-hop comme t’en trouves (déjà) plus à cette période. Scratch, samples, ambiance et bons featurings sont au programme dans l’écoute de cet opus. Parmi les invités, un très bon Black M en pleine ascension avec la Sexion d’Assaut à cette époque, 20syl du groupe Hocus Pocus qu’on ne te présente plus ou encore Lim.C. Tu peux faire découvrir ça à tes amis puristes, ils resteront sur le c**.

Même si ça fait chier ton voisin d’palier… Fais péter le son!

05) Avenir en suspens, Les Zakariens

Le nom n’évoquera pas grand chose à la plupart. Les Zakariens c’est un duo originaire des Yvelines (78) composé de deux membres, à savoir Saké et Wira. Si en solo on les connaît (un peu) mieux, l’alchimie entre les deux membres est sans égard. Un album de rap brut, qui frappe dans les dents tant les deux emcees ont une voix puissante. Mais ça ne s’arrête pas à de la force de brut, beaucoup de morceaux qu’on va qualifier de « conscients » – même si on n’apprécie que très peu cette appellation –  sont à découvrir dans cet album. Dans toute cette brutalité, cette hargne et cette haine du politique (très présente à l’époque) se cache aussi de l’amour, de la nostalgie et une ambiance désabusée lorsqu’on gratte un peu. Et puis, on peut citer quelques très bons invités comme Le Rat Luciano, Alibi Montana, Flynt ou encore Sidi Omar.

Les seuls qui disent la vérité en politique c’est les guignols

04) A chaque frère, Youssoupha

« Négritude »: c’est le nom qu’il disait donner à son futur premier album. Mais, pour des raisons quelque peu sombres (politiques, commerciales ou politique commerciale qui sait?), il ne sera pas retenu. Hormis cela, Youss avait mis la barre super haut avec son premier EP (qu’on a présenté dans la part. 2 de l’article) et a su créer de très grandes attentes autour de son premier long format. Du coup, résultat? Un super album rien à redire là-dessus. Un des rares emcees à arriver avec un rap intelligent sans être un rap d’intello, conscient sans être trop consciencieux mais aussi grand public en restant underground. Musicalement, il est assez loin de ce qui se fait à cette période. L’univers sonore est classique et cohérent, quelques belles boucles de soul, un très beau sample de musique classique. Seul bémol, l’album est quelque peu plat/linéaire par moments, mais cela n’empêche qu’après la première écoute d’ A chaque frère, on sait qu’il faudra compter sur Youssoupha dans les années à venir.

J’ai pas besoin du ghetto pour m’réhabiliter

Beaucoup d’emcees maquillent leur stricte débilité en street crédibilité.

Peu d’probabilité de succès,

Sucer ne sert à rien : certains aryens me trouvent suspect

03) Cracheur 2 venin, Aketo

On vous parlait de Sniper en 2002 et 2003, et voici le premier essai d’un des membres en solo. Pendant que son compère Tunisiano préparait son album solo qui paraitra courant 2008, Aketo arrive avec une mixtape ou un street album (mode du moment et surtout de l’année en France). Arrivé comme un imprévu le premier sur les devants de la scène en solo, ce CD ne déçoit absolument pas! On y trouve de tout, mais principalement des bons sons. Le emcee originaire de Deuil-La-Barre se livre par moment au sujet de sa réussite, de ses bons moments, de ses Déceptions. Entre sonorités en vogue à l’époque et retour au kif, morceaux sérieux et morceaux plus égotrips, il en ressort au final un parfait équilibre. La liste des invités est longue et intéressante : de Soprano à Salif en passant par Alkpote – encore méconnu mais suscitant déjà de grosses attentes – et Haroun de la Scred Connexion, Six Coup MC, Sefyu ou encore son acolyte de toujours Tunisiano. Il y avait de quoi faire saliver. A l’époque, ignorant qu’il avait quitté le groupe, on pouvait regretter l’absence de Blacko qui aurait pu amener de la fraîcheur et une belle touche reggae sur un morceau.  Artiste très engagé pour sa culture Hip-Hop, du tag à la danse en passant par le rap, Aket’ est ce genre d’amoureux du rap encore très à jour à l’heure actuelle. Un immense respect à lui.

Tempérament Mark Länders, à l’ancienne

02) Boulogne Boy, Salif

Salif, toujours lui. L’un des plus forts que ce foutu game francophone ait connu. Principal perdant de la seconde partie de la décennie, ceci dû à la mort de la ventes des disques et l’absence du streaming, Salif est ce genre d’artiste qui aurait eu v’la les disques d’or de nos jours tant il est respecté et avait une large fan base, mais qui, au final, n’aura pas vendu tant que ça. Il y a 6 ans entre son premier album qu’on analysait dans la partie 1 de notre article et celui-ci. Le Boulogne Boy aura donc bel et bien attendu les Prolongations pour marquer de nouveau. Les fans de la première heure ont été légèrement déçu de cet album, mais ils ne doivent cette déception qu’à eux-même. L’artiste a pris de l’âge, il ne pouvait être le même que celui qui avait à peine 20 ans sur Tous ensemble…Chacun pour soi. Mais au-delà de la fraîcheur des premières heures et d’une voix plus grave, son écriture s’est quelque peu peaufinée ; non pas dans la technique, mais dans la manière de raconter les choses. Tantôt Ghetto Youth, tantôt jeune issu d’une Enfance gâchéeLe Black Skin a livré quelque chose de grandiose cette année-là et on te conseille fortement de l’écouter!

01) J’éclaire ma ville, Flynt

Révélé quelques années plus tôt à travers d’excellentes apparitions par-ci, par-là – Vieux avant l’âge, Splifflife, Compte à rebours, pour ne citer que ceux-ci dans la liste des sons qui ne doivent pas t’échapper! – le parisien du 18ème arrondissement (véritable vivier de talents) avait placé la barre très haut avant son solo. Alors, que vaut son premier album? Tout l’or du monde vous répondra n’importe quel amateur de rap bien fait, bien produit, bien écrit. C’est à travers 15 pistes que l’artiste nous montre tout son talent. On y trouve un franc parlé, des métaphores très léchées, un discours presque philosophique sur sa vie et celle des jeunes issus de la banlieue, une superbe chanson d’amour, et bien sûr, la technique des mecs qui n’auront jamais dépassé le playground mais qui sont plus techniques que les pros. Voilà quelques aspects seulement de toute la beauté que contient cet album qui aura éclairé tout amoureux du rap qui commençait à avoir des doutes sur ses sentiments à cette période.

Flynt, c’est un emcee très humble, bien loin de son homonyme Larry Flynt. C’est aussi quelqu’un qui est très loin du cliché du rappeur qui fait du rap pour le fric, loin aussi de ces derniers qui sortent des disques à Noël qui seront fanés au printemps. Au final, J’éclaire ma ville, 10 ans après, se révèle,  intemporel. Intemporel car les thèmes présents le sont, car la manière d’en parler l’est. C’est l’itinéraire du banlieusard conscient de sa situation, des inégalités qu’il subit ainsi que des autres problèmes qui sont le corollaire de la région où il vit. C’est aussi l’itinéraire d’un mec qui aura eu tous les moyens du monde d’en sortir, mais qui aura préféré rester fidèle à lui-même que de se vendre. C’est très clairement l’un des meilleurs albums rap inter-générationnel qui ait vu le jour. On l’en remercie encore!

Malheureusement l’amalgame guide leur jugement à tous, on entend l’arbre qui tombe mais pas la forêt qui pousse.

Ne nous met pas dans les même sac parce qu’on nous vend dans les mêmes rayons, on est peut-être dans les mêmes bacs mais on a pas le même coup d’crayon

2008

10) 0.9, Booba

Album le moins compris de l’artiste. Après trois solos considérés comme classiques, 0.9 apparaissait comme un album complètement raté de B2o. Sans doute abandonné à cause de l’utilisation abusive d’autotune à une époque où la chose était totalement proscrite par les OG. Ce quatrième opus a donc été vu comme un raté total, pourtant Booba préparait déjà le terrain du Futur, et ça, on l’a compris quelques années plus tard. Alors certes le vocodeur n’est pas super bien utilisé sur tous les morceaux et il est logique de voir l’album comme étant expérimental. Ceci n’empêche que le DUC sortait quelques énormes morceaux comme il sait si bien faire dans cet album aussi. Izi Monnaie, Garcimore, Salade tomate oignon, Game Over ou encore B2oba reste excellents!

Tout le monde peut s’en sortir, aucune cité n’a de barreaux

9) Second Souffle, Sat

Deuxième essai en solo pour notre marseillais de la Fonky Family. Si le premier était une quasi totale réussite, ce second opus sera légèrement moins bon, soyons honnête. Du moins dans sa globalité. Car en effet, certains de ses meilleurs morceaux se trouvent dans ce second album comme Une Voix me dit fais-le, A ma mère, Au bon vieux temps et surtout l’excellent A force de vivre – l’un des meilleurs morceaux de l’année – sur un sample de C‘est donc ça nos vies d’IAM.

Le monde ne cesse pas d’exister quand tu fermes les yeux

08) Tragédie d’une trajectoire, Casey

Avis aux amateurs de rap hardcore, c’est bel et bien cette femme qui le fait mieux. Un douze titre plein de gros morceaux. Si la vocation est hardcore pour celle qui voit le rap comme sa manière de s’affranchir de ses vieilles chaînes d’esclaves encore présente dans le subconscient des colons, Casey reste une artiste super intelligente avec un message derrière cette haine et des revendications faites à juste titre. En plus de ça, elle rap mieux que 90% des mecs du game en 2008.

7) Arabian Panther, Médine

L’un des plus engagés, textuellement parlant du moins, Médine débarque après quelques deux bons albums parus quelques années plus tôt. ce troisième CD est, lui, une véritable réussite, tant dans dans la musique que dans le message. Il prônait avec son collectif « Le savoir est une arme », et il nous le fait mieux comprendre en invitant à s’instruire sur l’histoire des Black Panthers, de Malcolm X à Martin Luther King en passant par Neslon Mandela et Yasser Arafat et réfléchir sur ce monde qui a besoin de révolution. Si le message, lu comme tel, peut paraître comme incitant à sauvagerie, il n’en est rien tant le discours de l’artiste est pacifique. Une paix joliment prônée dans cet album qui ne contient, heureusement, pas que des morceaux moralisateurs mais aussi pas mal d’introspections et de remise en questions de l’artiste qui font plaisir à entendre.

La panthère a été choisie comme emblème parce que c’est un animal noir et magnifique qui n’attaque pas…mais se défend férocement

6) A l’ombre du show-business, Kery James

Troisième album de Kery. Dix-sept très bons titres de l’un des rappeurs les plus engagés de sa générations. Alix Mathurin a suffisamment muri pour cette fois parler encore plus directement à ses petits frères qui sont ses auditeurs. Un album super conscient, mais super bien écrit. Si l’on peut regretter la présence de chansons à volonté commerciale comme Thug Love avec Vitaa ou Foolek avec Black V-ner, le reste du CD est excellentKery s’adresse à toi, jeune banlieusard qui tombe petit à petit dans l’impasse. Il veut te faire comprendre que le combat n’est pas fini et que c’est toujours nous contre eux. Un album certes moralisateur sur les bords, mais dans le bon sens du terme. Et puis, parlons de la présence du légendaire Charles Aznavour sur le très bon morceau éponyme, A l’Ombre du show-business qu’on t’invite à découvrir si tu as pu passer à coté!

5) Le code de l’horreur, Rohff

Le clash entre Rohff et son meilleur ennemi Booba n’ayant toujours pas été médiatisé malgré quelques piques par-ci par-là envoyés dans des lyrics subliminales, la tension était déjà présente. Néanmoins, le numéro un dans le rap jeu de la seconde moitié des années 2000, c’est Rohff. Si 0.9 du emcee de Boulbi n’a pas été bien compris par ses fans, il reste cependant un bon album. Mais, en 2008 le PDRG prenait l’ascendant sur son rival avec la sortie du Code de l’Horreur, aussi bien en matière de chiffres de ventes que de qualité d’album. Seize morceaux, à tendances commerciales pour certains comme Hysteric Love ou Sans amour, des bangers comme La grande classe ou Paris mais les meilleurs morceaux restent les plus sérieux ou les plus veners de l’artiste comme L’expression du malaise, Sévère, K-Soss 4 Life ou encore Progress. Super album.

4) Le renouveau, Sexion d’Assaut

C’est avec ce nouveau projet que le groupe, faisant ses griffes dans l’underground parisien auparavant, va avoir une première bonne exposition avec notamment les titres Histoire pire que vraie  et Anti-tecktonik. Gims, Lefa, Black M, Maska, JR O Chrome, Barack Adama et Doumams lancent un projet qui va dans la continuité du précédent dont on vous parlait dans notre deuxième partie, mais avec moins d’essais dans des tendances « commerciales »comme ils ont pu le faire sur La terre du milieu. Ce nouvel opus est axé sur des morceaux plus sombres, à consonances des années 1990 new-yorkaises (si on oublie Antitecktonik). Des morceaux sombres dans lesquels les talentueux artistes de Paris-centre kick avec style, notamment Gims et Lefa qui se démarquent par leur talent. A écouter sans attendre si tu n’as connu le groupe que grâce à l’Apogée. Attention, risque d’être choqué.

3) L’empereur, Alkpote

Après un super album avec son ex-acolyte Katana ainsi qu’une bonne mixtape fraichement appelée Sucez moi avant l’album, Alk indiquait la direction qu’il prenait, soit celle de l’empereur de la crasserie. Ames sensibles s’abstenir, l’album est aussi dégueulasse qu’il est lourd. « Faut pas qu’on grave ce disque, il sent la merde et les flaques de pisses, la zeb et les packs de 6″ nous prévient-il sur l’excellent featuring avec Seth Gueko, son fidèle compagnon de chez Néochrome. Alkpote, c’est l’alchimiste de ce rap game, capable de transformer de la merde en or. Et ça, il faut l’écouter pour le croire. Fort de sa technique imprenable en multi-syllabique, de son côté ironique qui peut t’faire sourire avec une phase bien crade ou de sa maîtrise dans les flows, le rimeur à gage balance un album dense de vingt et un morceaux. La majorité des morceaux sont (très très) sombres, les invités ne font que confirmer cela : LIM, Salif, Seth Gueko, 25G pour ne citer qu’eux.. Mais certains autres morceaux sont plus touchants comme Mon Histoire ou le paradoxal Respect aux femmes. L’un des meilleurs albums du futur génie incompris que deviendra notre bien-aimé Aigle de Carthage. 

2) Flaque de samples, Hugo TSR

Hugo TSR, on t’en a fait une chronique juste ici.  Rien de plus à ajouter si ce n’est que cet album a traumatisé tout auditeur de rap, et que Hugo est sans doute l’équivalent de son homonyme Victor, dans le rap.

1) Hécatombe, Swift Guad

Inconnu à ce moment-là, Swift, originaire de Montreuil arrive avec un premier album super fort. Une véritable bombe qui n’aura certes pas eu l’effet escompté d’un point de vue commercial, mais qui jouira d’un énorme succès d’estime. Un album noir, comme son nom l’indique, bourré de questionnements, d’introspections, de vices et de déceptions. Mais une manière originale de les raconter, encore pas vue en France jusque-là. Ça ne s’arrête cependant pas à un album de dépressif; quand il s’agit de rapper, le Narvalo place des rimes fines et calculées comme un coup franc dans la lucarne. Ajoutez à cela une voix totalement atypique et vous obtenez quelque chose de grandiose. S’il performe en solo, le emcee s’est en plus entouré d’une liste d’invités exceptionnelle : le légendaire Zoxea, le grand Ol’Kainry, Aketo, les super-méchants de chez Néochrome j’ai nommé Alkpote et Seth Gueko et ça c’est que le coté français. Un featuring avec Twin Gambino originaire de New-York, ainsi qu’un featuring avec le Red Eye Krew de Liverpool. Chacun des invités assure une excellente prestation, mais Swift se permet quand même d’être au-dessus. Cet album, traduisant la crise que vit un jeune bourré de vices et d’hématomes se retrouve être une véritable denrée rare dans le monde du rap en 2008.  Cet album, c’est la parfaite biographie d’un inconnu  qui d’un côté a Mal aux rêves, tombe du Côté sombre, rentre en Etat d’alerte au fond de lui-même mais conjure sa mère de ne pas pleurer. Un mec qui comprend que sa vie n’est qu’une Chronique ordinaire alors il se cherche une passion pour évacuer. Du coup il se lance dans le rap, met 93100 Montreuil sur la carte, représente sur New-York et Liverpool. C’est l’album d’un guerrier laissant derrière ses prises de voix Bains de sang et Hécatombes. Ecoute-ça vite!

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