[Albums US’17] #7 Big K.R.I.T. – 4eva Is A Mighty Long Time

2017 était une année remplie de surprises, de déceptions, ou à l’inverse, de très bons projets. Étant donné que nous arrivons gentiment à la fin de cette cuvée 2017, Skrt! Mag te propose un classement des meilleurs opus US sortis ces douze derniers mois. Un album sera donc dévoilé quotidiennement par ordre décroissant jusqu’au 2 janvier, jour où le meilleur album US 2017, selon Skrt! Mag, sera annoncé. Après Joey Bada$$ en 8e position, nous retrouvons ensuite Big K.R.I.T.

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Après plus de trois ans de disette avec sa dernière sortie officielle qui datait de 2014 (Cadillactica), Big K.R.I.T. est revenu de loin en nous proposant 4eva Is A Mighty Long Time, un album à double disque qui est donc synonyme de difficulté pour cause de sa longue durée. Mais rassurez-vous, le kid du Mississippi ne figure pas dans notre top 10 de l’année pour rien, ce troisième album officiel est une réussite et comporte de belles ogives tout au long de son écoute. En pleine inspiration après avoir traversé une période de trois ans compliquée, sans la sortie du moindre projet (excepté la mixtape It’s Better This Way), KRIT reste fidèle à ses racines du sud en puisant dans ses ressources créatives.

Ce double album est donc composé de 22 morceaux, onze sur chaque disque. Il représente à lui tout seul les deux différentes personnalités du rappeur. Pour la première partie, le côté sudiste, fêtard et énergique de l’artiste est représenté avec des morceaux dignes de l’époque UGK comme Ride Wit Me, morceau laid-back aux caisses claires avec des synthés ensoleillés où l’on retrouve nul autre que Bun B et Pimp C. D’autres invités de marque apparaissent également sur cette première partie comme Sleepy Brown et Cee-Lo Green sur Get Up 2 Come Down, Mannie Fresh qui produit le quatrième volet des Subenstein (My Sub IV) ou encore T.I. sur le dynamique Big Bank qui peut faire sauter les coffres d’une banque grâce à la surpuissance de ses basses. Vous l’avez compris, cette première partie de l’album représente avec fierté les couleurs et la culture du Southern Rap dans son contenu et les mélodies sont des influences de ce genre où l’artiste n’hésite pas à sampler des classiques jazz et de la soul sur le très aérien Aux Cord, à ajouter des boucles de guitare sur Lay Up, hymne au basketball envoûtant, sans oublier de rendre hommage à Juvenile avec l’érotique 1999.

 

 

 

 

Après avoir bien transpiré et hoché la tête à chaque coup de basse claire sudiste, Big K.R.I.T. s’ouvre à une partie plus intime, réflective et introspective lors de la seconde partie de 4eva Is A Mighty Long Time. En effet, introduit par Justin Scott, morceau qui fait référence au vrai nom de l’artiste, la suite du double disque est beaucoup moins incandescente où l’on retrouve des contenus plus honnêtes et humbles de l’artiste qui retrace sa vie de citoyen américain en mettant de côté le rappeur. Remplie de messages forts et de paroles conscientes, cette totale transparence de l’individu est sans aucun doute l’un des grands moments forts de l’album. Alors qu’il se retrouve confronté à plusieurs contradictions sur Mixed Messages, il essaie tant bien que mal de rester éloigné des énergies négatives sur le magnifique Keep The Devil Off qui est sans aucun doute l’un des meilleurs morceaux du projet grâce à ses mélodies sudistes agrémentées par un refrain Gospel. Toujours irréprochable au micro, le flow du rappeur se marie à la perfection avec les instrumentales tout au long des 22 morceaux et la versatilité du rappeur y apporte également une touche de profondeur et de diversité.

 

 

 

C’est aussi avec des titres plus mélancoliques et apaisants que Big K.R.I.T. arrive à toucher l’auditeur comme l’éloquent Miss Georgia Fornia qui parle des origines du rappeur avec une mélodie penchant vers de la soul ou encore l’addictif Drinking Sessions qui relate les épreuves et tribulations que le rappeur n’hésite pas à étaler à l’aide des sonorités stridentes de plusieurs saxophones. Cependant, c’est bien Higher Calling qui touche le Graal à l’aide d’un refrain réalisé par la chanteuse soul Jill Scott et la mélodie harmonieuse du morceau où KRIT déclare sa flemme à sa bien-aimée.

 

A la fois auteur, compositeur et interprète, le natif du Mississippi réalise sans aucun doute son meilleur projet qui est à la fois bien exécuté, homogène avec la tâche ardue de tenir la route lors de la lecture des 22 morceaux. Alors que l’on était déjà conquis par Cadillactica, il était difficile d’évaluer l’état de forme de l’artiste après ces trois années sans aucune sortie officielle. Heureusement pour nous et pour toute la communauté rap, le rappeur qui s’auto-proclame « King Remembered In Time » ne s’est jamais aussi bien tenu et commence gentiment mais sûrement à titiller la place légendaire d’un certain Pimp C

[Albums US’17] Les albums déjà présentés

20. Kodak Black – Project Baby 2

19. Big Sean – I Decided

18. CyHi The Prynce – No Dope On Sundays

17. 2 Chainz – Pretty Girls Like Trap Music

16. Young Thug – Beautiful Thugger Girls

15. Metro Boomin x 21 Savage x Offset – Without Warning

14. Meek Mill – Wins and Losses

13. Drake – More Life

12. IDK – IWASVERYBAD

11. Lil Uzi Vert – Luv Is Rage 2

10. XXXTENTACION – 17

9. GoldLink – At What Cost

8. Joey Bada$$ – All-AmeriKKKan Bada$$

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